La xipotera

Elle a vu le facteur entrer chez la voisine, lui faire signer un papier recommandé
Quand il est ressorti, elle est prête à jurer qu'il avait la braguette baissée

Le voisin du fond de la rue a toujours ses volets fermés
Il fait pousser des herbes bizarres, elle les voient par-dessus sa haie

Refrain :
Des xipots, des xipots, oh là là la xipotera
Des xipots, des xipots, cachée derrière ses meurtrières
Des xipots, des xipots, oh là là la xipotera
Des xipots des xipots ragotés à la terre entière

Et Polo a changé son auto, il a acheté la nouvelle Twingo
Un luxe pareil lui paraît impossible, elle l'a donc dénoncé aux impôts

On aurait vu monsieur le curé, partir à la frontière, mais de l'autre côté
Dans une maison close se serait arrêté, sauf que là, c'était pour de vrai

Refrain

à la nuit tombée, elle se fait pousser le nez, enfourche un balai, elle est prête à s'envoler
Pour la fête des bruxes, direction Tresseres, aiguiser sa langue de vipère

Refrain

Le picoulat

Si un ours et un dahu copulent, que sort-il de ce beau croisement,
L'animal plus petit qu'une mule ne vit que dans le département
On a pris ses premières nouvelles dans des grottes de l'ancien temps
Graffitis trouvés à Tautavel, quelques écrits dans le Conflent

Un décret autorisant sa chasse fut signé autour de 1600
Habitant un lieu inaccessible, très discret, il est aussi très lent
Mais qu'a-t-il donc de comestible se questionnaient les habitants,
Le secret de ses parties intimes fut découvert par nos grands mamans (parents)

Le picoulat, le picoulat, le picoulat, on lui mange les boules
Le picoulat, le picoulat, ici on s'affarte de boles de picoulat
Le picoulat, le picoulat, le picoulat, on lui mange les boules
Le picoulat, le picoulat, ici on s'affarte de boles de picoulat

Au début chassé, on ne l'a pas toujours mangé
On lui avait trouvé une autre utilité
On faisait avec sa peau des gants et des bonnets
Avant que ce dernier, ne soit nommé préfet

Le picoulat, le picoulat, le picoulat, on lui mange les boules
Le picoulat, le picoulat, ici on s'affarte de boles de picoulat

Am baixan de la montagne a picoulat

Le picoulat, le picoulat, le picoulat, on lui mange les boules
Le picoulat, le picoulat, ici on s'affarte de boles de picoulat

La Riffle

On est allé à la salle des fêtes, c'était la fin de l'année
On a pris des cartons, déplié quatre chaises, du maïs pour marquer
Les lots étaient vraiment magnifiques, sur l'estrade, bien alignés

Mais Dédé va débouler, va s'approcher du micro
Mais Dédé va débouler et se mettre à gueuler comme un veau

Refrain :
Elle est en l'air... Six !
Elle est en bas... Neuf !
En tête à queue... Soixant-neuf !

Digui-lo, digui-lo, digui-lo... Ramène !
Digui-lo, digui-lo, digui-lo... Ramène !

Quand le jeu a débuté, on est tous parti à la quine
J'avais quelques soucis à gérer, à côté, la veille voisine
Elle avait installé le kit pour gagner
Jetons magnétiques, fer à cheval, deux chapelets

Quand Dédé a déboulé, s'est approché du micro
Quand Dédé a déboulé et s'est mis à gueuler comme un veau

Refrain

La lutte était serrée, le combat acharné
Tout le monde voulait gagner :
Le grille pain de marque Téfal
Le mixer de marque Téfal (Plein la main : 5 !)
Un i Pod de marque Téfal (Marignan : 1515 !)
La nintendo de marque Téfal (Les dalmatiens : 101 ! N'importe quoi...)

Refrain :

Halte ! (Encore lui ! C'est pas possible !)

Ballade catalane

Bercé par la Santa Espina le visage rosé,
Caressé par la Tramontane,
Les premiers chaussons que j'ai eu,
Une paire de bigatanes,
Pour aller danser la sardane,

Mon premier biberon, on me l'a servi bien frais,
Je l'ai bu à la régalade,
La fierté de mes dix ans, le Canigou que j'ai grimpé,
Pour y déposer un fagot de sarment,

Refrain :

Catalane, je t'aime,
Je n'ai pas besoin de te parler pour apprendre à t'aimer,
Catalan, je reste quand même,
Mon sang s'est mélangé à l'or de mes aînés.

Mes premières brasses dans l'immensité de la mer,
C'était sur la plage du Racou,
Mes premiers plongeons dans les Gorges du Mondony,
J'ai bien failli me tordre le cou,

Refrain

On les a vu partir, nos amis à la cité,
Des regrets mais, il faut bien travailler,
Ma plus grande fierté, ma plus belle mélodie,
Mon enfant, c'est ici qu'il grandit,

Refrain

Quand le moment venu, il faudra s'en aller,
On perd tous devant l'éternité,
Perché en haut du Tech, au-dessus de ta vallée,
Enterré à côté de Mémé,

Refrain

LA BOMBASSE

Elle a le jean tellement bas qu'on peut y garer son vélo
La tête plongée dans son portable c'est la reine du texto
Elle porte des marques chères et jolies DG, petit bateau, pour la nuit
Un super vrai tatouage au hénné qui dure un mois... et demi

Elle a une boule de pétanque greffée sur la langue
C'est chic, c'est classe, ça fait zozoter mais c'est tendance
Elle est scotchée sur MSN toute la nuit
A rencontré Kévin, c'est l'homme de sa vie

Refrain :
La bombasse, celle qui a le string, qui dépasse
La bombasse le rouge à lèvre plein de strass
La bombasse, biactol, clérasil pour les peaux grasses
La bombasse, elle se contemple, use les glaces

Ne jugez pas rapidement c'est parfois dur de s'assumer
Deux tailles de moins en pantalon, ça comprime et ça fait péter
Si on discute, on s'aperçoit qui y'a pas que les fringues dans la vie
Il faut savoir évoluer, le culturel ça compte aussi

Au lycée l'an prochain, option sociologie
A déjà tout appris devant secret story

Refrain:
La bombasse, celle qui a le string, qui dépasse
La bombasse le rouge à lèvre plein de strass
La bombasse, biactol, clérasil pour les peaux grasses
La bombasse, " un expresso ? Oui, mais sans glace ! "

La bombasse, chanson en forme de dédicace...pour
La bombasse, chez elle rien ne nous agace
La bombasse, à part peut être un truc fugace
La bombasse, son rouge à lèvre laisse des traces

METTRE LE FEU

Y a des jours comme ça où l'on vit comme dans un rêve,
Y a des jours comme ça où l'on accorde aux soucis une trêve,
Ya des jours comme ça où le printemps s'invite à la fenêtre,
Y a des jours comme ça où un sourire est une fête.

C'est le moment de profiter et pêter les plombs, dégoupiller,
Lever les bras, se mettre à crier ensemble, on va se lâcher,
Et Mettre le feu...

Y a des soirs comme ça où les discours invitent au rêve,
Y a des soirs comme ça où tous les cons font une trêve,
Y a des soirs comme ça où l'on peut rire de tout sans gêne,
Y a des soirs où chanter la Rousquille n'est pas un problème,

Les bodegas pleines à craquer, les foulards bien accrochés,
La féria va commencer, ensemble on va se lâcher
Et Mettre le feu...

J'AIME l'OIGNON

Mon péché mignon, je le croise souvent
Dans un joli restaurant, ou tout nu, au milieu d'un champ
Je l'admire et le contemple, en fait ma muse, de temps en temps
J'effleure son galbe parfait, ses odeurs me font tant d'effet

Et je pleure, quand je le déshabille,
Et je tremble, quand je le respire
Et je pleure, quand il commence à frémir
Et je tremble, quand il se met à rougir

Refrain :
J'aime l'oignon, rouge de Toulouges
J'aime l'oignon cuit ou cru, dans ma bouche
J'aime l'oignon rouge de Toulouges
J'aime l'oignon cuit ou cru, dans ma bouche

Il ondule sa silhouette, me fait perdre la tête
Sur l'étal d'un marchand, sa robe lui va comme un gant
Il m'inspire, m'illumine, me rend fou, surtout au printemps
Ses couleurs du plus bel effet me font toujours transpirer

Et je pleure, quand il commence à frémir
Et je tremble, quand il se met à rougir

Refrain.

C'est une addiction, se soigner coûte des ronds
Y'a un traitement, une échalote dans l'oignon

Refrain
J'veux un poutou ! Non, tu sens l'oignon

Que vas-tu trouver ici ?

Soixante ans passés, regard sur sa vie
Juste retraité, les enfants sont tous partis
Chercher le soleil, se créer un autre nid
Les PO sont sans pareil, que vas-tu trouver ici ?

La montagne a les pieds dans la mer
Un mélange de couleur, entre l'or et le vermeil
Des traditions, un partage identitaire
Par défaut, un catalan accueille les bras ouverts

Sur un jour à peine, découvrir 200 pays
Les plus beaux sites du monde, ici se sont réunis

Il peut arriver, de se faire insulter
Sur 1000 gens réunis, quelques cons, ça fait du bruit

La montagne a les pieds dans la mer
Un mélange de couleur, entre l'or et le vermeil
Des traditions, un partage identitaire
Cultiver la différence, fait pousser la tolérance

Enfin si tu penses, que pour que tout soit parfait
Arrêter la tramontane, prenez mon identité

Compare les équilibres, si tu étais mieux là bas
Ne défait pas tes valises, on ne te retiendra pas

La Rousquille

Je me suis promené dans le département,
Je me suis retrouvé à Saint Laurent de Cerdans,
J'ai acheté une paire de bigatanes,
à qu'elles sont jolies les spécialités catalanes,

Je suis descendu à Céret, (à Céret !)
C'était un samedi, il y avait le marché,
Sous les platanes, je t'ai fait goûter les plus belles cireres,
Et je t'ai chanté,

Refrain :
Je vais te mettre le c... comme une rousquille,
Tu vas me manger le boudin catalan,
Je vais te mettre le c... comme une rousquille,
Te masser la bunyete, me manger le croquant,

je voudrais m'élever, prendre un peu l'air,
Mais je préfère de loin la montagne à la mer, (à ta mère )
On est allé cueillir du couscouil,
On s'est assis sur une pierre, et je t'ai montré mes grosses...

Refrain

Mais ne t'énerve pas, non, ne m'engueule pas,
Ce que je veux, c'est que tu sois bien chez moi,
Ne fais pas la gueule et viens avec moi,
Je t'amène à Collioure manger des anchois,

Refrain

La Trobada

Il y a un endroit qui se réveille dès le printemps,
Un coin de paradis, qui lance un appel aux gens
Symbole précieux, pour tous les catalans
Magnétique en juin, le mont Aimant de Saint Jean

Quand l'été arrive, il t'invite à le grimper,
Plusieurs chemins, plein de sentiers pour se retrouver
Que ce soit de Batère, Fillols ou bien Vernet,
Une seule consigne, n'oublie pas tes mollets

Refrain :
La Trobada du Canigou, tu emmènes ton fagot de sarments,
Tes cousteilles, ta bourrache avec ton muscat dedans
La Trobada del Canigou, réunir toute la Catalogne
Sur une seule flamme de Perpignan à Girone

C'est plus qu'un lieu, un emblème, c'est une vraie identité
C'est plus qu'un massif, c'est la montagne Sacrée
Distillant par sa force, fierté, humilité
Quand t'as fini d'esmourzer, pense à tout nettoyer

Refrain

Ton plus beau cadeau, te prendre pour le Père Noël
Passer par la cheminée pour caresser le ciel
Rassembler les flambeaux, pour déclencher le signe
Et changer son bonnet contre une barratine

Refrain

Il y a un avis de recherche à lancer
Sur tous les responsables d'une publicité,
Et profiter du feu pour brûler ces crétins
Qui ont fait de ce site de la pâté pour chien

La Trobada du Canigou, tu emmènes ton fagot de sarments,
Tes cousteilles, ta bourache avec ton muscat dedans
Redescendre du Canigou, allumer des milliers de foyers,
Sur une seule flamme, et rentrer au Castillet

VALSE au Cap Béar

Une histoire a changé ma vie,
Bouleversé le rythme de mes nuits,
Une belle bergère sauvage
Qui a fait de mon coeur un carnage.

Elle se promenait dans la garrigue,
Sa peau sucrée au goût de figue,
Elle a troublé mon corps d'adolescent,
Son regard me prend comme un aimant.

Refrain :
Je suis allé au cap Béart,
J'ai appelé Emmanuelle,
Tout le monde me traitait de fou,
Quand je criais Manon droit debout,
Amoureux du cap Béart,
Et aussi d'Emmanuelle,
Amoureux de la belle Manon,
Qu'elle vienne vivre en Roussillon.

Elle valsait au milieu des chèvres
Son corps nu habillait de mistral
Je mourrais de lui manger les lèvres
Qu'elle avait enrobé de cristal

Dans mon rêve aucun instituteur
Juste un musicien au grand coeur
La fera danser jusqu'au matin
Pour finir allongés dans les foins.

Refrain

Emmanuelle est comme l'eau vive,
Toujours libre, elle poursuit sa course,
Et Manon de temps en temps m'enivre,
Quand elle me laisse boire à sa source.

Refrain

SLAM Perpignanais

Yo, Yo, spécial dédicace à tous ceux du six six,
Petit corps en pleine forme est dans la place,
Aux platines DJ Malakoff qui taffe chez Cémoi,
le roi du chocolat,
Tout le monde est dans la vague ?
Visite guidée de Perpignan, un deux trois,

Au départ de ma cité, j'avais les idées embrouillées,
J'décide d'aller au sud, on m'a dit prend l'A9,
J'vais donc à Orly, pour chercher cet avion,
J'ai trouvé un A320, un 380, mais pas un seul A9 au départ de Paris,
C'est le bordel, c'est la guerre, on dirait Marignan, juste pour descendre à Perpignan,

Enfin arrivé au centre du monde, vision surréaliste,
En plein mois de juin, faut dire que je venais de m'en rouler un... de juin,
Un collègue passe me chercher, on crève la dalle,
Allons nous substanter, direction parking Catalogne, via l'avenue de la gare,
Et là, le panneau rouge " Complet ",
Allons au parking le Central " Complet ",
Essayons donc Wilson " Complet ",
Quelle galère, on voulait juste bouffer un Big Mac au pain ... complet,

On descend Clémenceau, on était pourtant briefé,
Que cette rue dans la journée était très mal famée,
ça a pas loupé, on s'est fait tombé dessus par une bande organisée,
Ils étaient des milliers, des milliers d'étourneaux, on s'est fait canardé,
De déjections anales, oublié dans le train, mon ciré pare-balle,
En dix secondes à peine, on était tout fienté, à la M6 Déco, un crépi essuyé,

Dans ce village, pas de périph, que des rocades,
Mais partout les mêmes soucis d'embouteillages,
On reprend la route pour traverser la rivière,
Sur le pont Joffre la CTP nous dit c'est tout bloqué,
Sous le pont Arago, coule la Têt...de noeud,
Après plusieurs détours " infernales ", on décide de finir chez mon pote,
Il me dit, on prend un raccourci qui passe par Kennedy,
Tout du long les yeux fixés en l'air,
Tout empli de terreur, j'ai cherché un sniper,
Arrivé au Moulin à Vent, au pied de son immeuble,
Le couvre feu passé, quelqu'un nous attendait,
Un manche à balai dans la main, là ça sent l'engueulade,
On a vite compris à la lueur du lampadaire,
Qu'on se retrouvait face à sa mère,
Face à sa mère (ad lib)

LA RETIRADA

Ils sont venus dans mon village,
Ils sont venus tout brûler,
On a fui sans choix face aux armes,
Nos coeurs étaient serrés,
On voyait de loin la fumée,
S'échappait de nos maisons,
Le ciel était chargé,
Et il pleuvait du plomb.

On a traversé des montagnes,
Franchit des cols enneigés,
Il a dû porter ma mère,
Les pieds ensanglantés,
Que les plages sont belles,
Pourquoi des barbelés,
J'ai embrassé le sable,
Ils nous ont enfermés.

Refrain : (x 3)
La Retirada me laisse un goût amer,
J'y ai perdu des braves et plusieurs de mes frères,
La Retirada me laisse un goût amer,
Ne plus jamais subir leur folie meurtrière.